Pis à lait… de vache ?

Pis à lait

J’ai la réputation (surfaite ?) d’être quelqu’un de calme. Voire très calme. Mais comme tous les gens calmes, ce qui m’énerve… m’énerve vraiment !

M’insupporte, comme disait ma professeur de français au lycée, pour ne pas dire m’est insupportable…

Des fautes, en veux-tu ? En voilà !

La blogosphère est un espace mouvant, divers, et les écrits y sont de qualité très variable. C’est normal : tout le monde a le droit d’y prendre sa place. Et c’est un fait dont je m’accommode d’habitude relativement facilement.

Après tout, même si je les traque, il m’arrive aussi de faire des fautes.

Je vois bien aussi, avec mes ados, à quel point il est difficile, aujourd’hui, d’assimiler des règles qui semblent n’avoir pour seul but dans la vie que de compliquer la vôtre.

Mais il y a quand même des endroits où « ça la fout mal ».

Tu n’en veux pas ? En voilà quand même !

Aujourd’hui, les blogs ont souvent une visée professionnelle, pour ne pas dire commerciale.

Le ton utilisé est plus léger que dans les outils de communication classiques. C’est normal. Mais est-ce une raison pour considérer que l’orthographe, la conjugaison, la grammaire, la syntaxe… et le bon sens doivent aller à la poubelle ?

Certainement pas.

Vous l’aurez compris, un « blog pro » truffé d’erreurs en tous genres m’énerve. Mais il y en a un qui m’énerve plus que tout, c’est celui de la personne qui se présente comme écrivain (qui propose d’ailleurs un certain nombre de livres numériques à la vente) et qui n’hésite pas à qualifier l’écriture de « pis à lait ». Pis à lait, vous avez bien lu.

Pis à lait… de vache ?

J’ai d’abord cru à une hallucination. Une faute de frappe (l’inversion de deux lettres, un caractère en trop…) cela arrive à tout le monde. Il y en avait d’ailleurs un certain nombre dans l’article. Mais cela…

Non, il n’était pas question de vache dans ce texte (quoique « oh la vache ! » ressemblerait assez à ce qui m’a traversé l’esprit à ce moment-là), mais bien de pis-aller. La phrase, telle qu’elle était construite, ne pouvait pas porter à confusion.

Dire qu’il y a encore des auteurs qui ne voient pas l’intérêt de faire corriger leurs textes…

Un écrivain, qui considère l’écriture comme un pis-aller, et qui est capable de commettre ce genre d’erreur, vous auriez envie d’acheter ses livres, vous ?

12 réflexions au sujet de « Pis à lait… de vache ? »

  1. Ah l’orthographe !!!… C’est vrai qu’un écrivain qui fait des fautes ne s’attire pas une bonne pub !
    Cependant, j’ai bien rigolé avec cette histoire de pis à lait ! Peut-être que l’auteur voulait tenter un jeu d’écriture à la manière de R.Queneau (texte sur les homonymes dans « Exercices de style ») !
    Rébecca Articles récents..Jeu d’écriture 6 : un exercice de styleMy Profile

    1. J’ai d’abord cru à quelque chose de ce genre-là, en effet. Mais non, il n’y avait pas d’ambiguïté. Aucune trace d’humour… Et pas mal d’autres erreurs (moins énormes, tout de même) dans le billet.
      Sur un blog de voyages, de cuisine ou de jeux vidéo, cela m’agace toujours un peu (mais je me contrôle ;-)) Là…
      Bon, comme dit Manuel : ça fait du bien de se lâcher :-)

  2. Les fautes d’orthographe, je les traque avec anxiété parce que parfois, après être restée longuement sur un article ou un document de ma production, je ne vois plus assez clair pour les repérer. Quelle déconvenue pour moi il y a quelques temps quand j’ai réalisé en avoir laissé une simplement en recopiant une citation (la faute appartenant au livre de référence auquel j’avais fait toute confiance) ! Cela m’a rappelé l’importance de se faire relire, mais aussi de laisser s’écouler un peu de temps entre le moment où on a achevé son écrit et celui de la relecture, puis de la diffusion, d’accepter de prendre ce temps, avec une certaine humilité. Un accord oublié, une coquille, peuvent être anodins mais certains lecteurs peuvent assimiler cela, avec raison, à de la négligence, voire un manque de respect ?
    Marie-Claire Articles récents..Un travail sur soi à tout âgeMy Profile

    1. Bonjour Marie-Claire,
      Merci pour ce commentaire. C’est vrai : on ne se relit jamais assez. Et se laisser du temps est de toute façon une bonne chose : cela permet de laisser mûrir le texte.
      La relecture par un tiers est toujours plus efficace puisqu’il découvre le texte, alors que l’auteur le connait par cœur. Du coup, il voit… ce qu’il a envie de voir et pas forcément ce qu’il a écrit !
      Cela dit, je vous rassure : toutes les erreurs ne me font pas un tel effet. Celle dont je parle ici était une parmi beaucoup d’autres. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Mais sacré goutte, tout de même 😉
      Florence

  3. Ouf ! Au début, j’ai cru que tu parlais de moi, car je sais que je laisse régulièrement passer des fautes, malgré mes relectures. Mais, n’ayant pas récemment philosophé sur les bovidés, j’ai pu souffler…

    D’où l’importance des corrections par un oeil extérieur et d’où notre collaboration. 😉
    Jean-Philippe Articles récents..Les testamentés (6)My Profile

    1. Là, ce n’est pas une faute, c’est une énormité.
      Tu évolues à un tout autre niveau. Et je suis ravie que nous travaillions ensemble : tes histoires le méritent :-)

Les commentaires sont fermés.